À PROPOS

À l’origine : pratiques, correspondances et explorations.

NEXAPSIS se construit à l’interface de la conception, de l’expertise, des arts visuels et sonores et des phénomènes vécus. Son organisation évolutive relie champs, axes et explorations à travers des correspondances, des interactions et des processus documentés.

ORIGINE

Une recherche issue de la pratique.

NEXAPSIS prend origine dans la pratique de la conception architecturale, de la maîtrise d’œuvre, de l’expertise technique et des formes de création visuelle et sonore. Ce socle associe lecture constructive, observation des usages, travail de la matière, lumière, espace et attention aux phénomènes sensibles.

Le laboratoire naît de la nécessité de confronter plusieurs régimes de connaissance : savoir-faire de chantier, hypothèse de projet, protocole expérimental, geste artistique et expérience vécue. Leur rencontre ne vise pas la fusion des disciplines, mais la découverte de correspondances que chaque discipline, prise isolément, ne permettrait pas de caractériser.

La question précède la solution. L’écart entre intention, modèle et réalité devient le point de départ de nouvelles explorations, documentées, comparées et réévaluées.

FORMATION & APPROFONDISSEMENTS

Formation, approfondissements et pratiques exploratoires.

Architecture — fondations

Cursus architectural et culture de projet

Le parcours architectural articule diplôme d’études fondamentales (1994), maîtrise d’architecture (2000–2001, architecture et acoustique, option vidéo) et cursus DPLG poursuivi jusqu’au niveau BAC+6 (2004, sans présentation de ce cursus comme diplôme DPLG). Il associe composition, géométrie, histoire et théorie, techniques constructives, représentation et relations entre environnement bâti, usages et perception.

La conception est abordée dans sa continuité : programme, relevé, hypothèses spatiales, variantes, matérialité, assemblages, enveloppe, interfaces techniques et traduction du projet en documents réalisables.

Architecture — approfondissement

Diplôme d’État en architecture · Master 2 « Trans Form »

Diplôme obtenu en 2020 à l’École nationale supérieure d’architecture de Normandie, dans le cadre du parcours « Intervenir sur l’existant ». Le projet de fin d’études portait sur la réhabilitation et l’extension d’un théâtre, à la croisée de la conservation, de l’intervention contemporaine, des usages et de la transformation d’un édifice.

L’approfondissement porte sur la méthode de projet face à l’existant : lecture stratigraphique et constructive, continuités et ruptures, interventions réversibles, insertion, réemploi, économie des ressources, dialogue entre héritage matériel et formes nouvelles.

Expertise — méthode

Diplôme universitaire en expertise de justice

Le parcours comprend une formation préparatoire en 2014, suivie du diplôme universitaire obtenu en 2015 à l’Université de Rouen. Il apporte un cadre méthodologique fondé sur la description des faits, la formulation d’hypothèses techniques, le débat contradictoire, l’impartialité et la traçabilité du raisonnement.

Ces acquis nourrissent la recherche expérimentale : distinguer le constat de l’interprétation, hiérarchiser les causes, expliciter les limites d’une investigation, comparer des scénarios et restituer un cheminement vérifiable sans confondre expertise et jugement.

Formation continue

Actualisation technique et interdisciplinaire

La formation professionnelle continue prolonge les cursus diplômants et nourrit une actualisation régulière des connaissances. Ses approfondissements couvrent les règles et pratiques de l’expertise, l’analyse de la preuve, la conduite d’opérations, la réglementation de la construction, la sécurité, l’accessibilité, les pathologies, la réhabilitation thermique, les systèmes constructifs et la performance environnementale.

S’y ajoutent la dématérialisation, les outils numériques, la gestion documentaire, la médiation, l’intelligence artificielle et les pratiques collaboratives. Un approfondissement en communication et leadership, suivi en 2025, a notamment porté sur la prise de parole, les rapports professionnels, la négociation et la gestion de situations complexes.

Outils — approfondissements

Représentation, modélisation et documentation

La culture opérationnelle mobilise dessin technique, CAO, outils BIM et représentations tridimensionnelles, photographie et traitement d’image, vidéo, tableaux de données et rédaction technique. Selon le problème, une même hypothèse peut être représentée par une coupe, un diagramme, une maquette, un protocole de mesure, une partition ou une série photographique.

Les outils ne sont pas conçus comme des preuves autonomes : chaque représentation possède une échelle, une résolution et des limites. Le passage du numérique au matériau, puis à l’expérience du corps dans l’espace, est une étape centrale de validation.

Art — démarche autodidacte

Explorations plastiques, sonores et phénoménologiques — pratique autodidacte

La recherche artistique de NEXAPSIS s’appuie sur une démarche autodidacte, constituée par l’expérimentation directe, la fréquentation des œuvres, la confrontation aux matériaux et l’examen critique des résultats. L’apprentissage s’y construit par essais successifs plutôt que selon une progression disciplinaire prédéfinie. Les bifurcations, les échecs et les découvertes imprévues ne sont pas écartés : ils deviennent des données de recherche et conduisent à reformuler les hypothèses.

Dans les arts visuels, cette autonomie d’exploration traverse la photographie, la photopeinture, la peinture, les encres, les laques, le monotype et les procédés d’empreinte. Le travail s’attache aux effets de stratification, de superposition, d’effacement, de saturation et de révélation. Chaque série permet d’observer comment un changement de geste, de support, de matière ou de lumière modifie la présence de l’image et son interprétation. Les traces produites sont conservées, confrontées et reprises afin d’interroger la formation progressive de l’œuvre.

Dans le domaine sonore, l’expérimentation mobilise l’écoute attentive, la synthèse modulaire, les fréquences, les battements, les résonances et les transformations temporelles. Le son est étudié simultanément comme phénomène physique, composition sensible et expérience située. Il peut devenir un matériau d’exploration de la profondeur, du silence, de la durée, de l’immersion et des correspondances avec les formes spatiales et visuelles.

L’approche phénoménologique approfondit ces pratiques en décrivant les conditions d’apparition d’une forme ou d’un son : distance, seuil perceptif, mouvement du corps, mémoire, durée et qualité de présence. Cette analyse du vécu ne remplace pas les mesures ni l’exigence technique ; elle leur apporte un autre régime d’observation. La démarche autodidacte demeure ainsi ouverte, rigoureuse et révisable, à l’interface de la création, de la perception et de l’expérimentation.

PRINCIPE ORGANISATEUR

Des connaissances aux hypothèses révisables.

Le laboratoire part de phénomènes situés. Les champs apportent des savoirs spécialisés, les axes organisent les correspondances à mettre à l’épreuve, et les explorations croisent instruments, création et expérience vécue. Chaque résultat, y compris inattendu ou contradictoire, peut redéfinir le parcours de recherche.

Le protocole sépare faits observés, mesures, hypothèses, interprétations et formes créées. Les preuves techniques sont confrontées aux traces artistiques et aux descriptions de l’expérience, chacune conservant ses propres critères. Les résultats sont révisables et documentent aussi les divergences.

Les formations et approfondissements ne constituent pas des disciplines juxtaposées : leurs acquis nourrissent une méthode de traduction, de confrontation et de retour critique entre conception, expertise, création et perception.

POSITIONNEMENT

Confronter plutôt que juxtaposer.

NEXAPSIS ne constitue pas une simple addition de disciplines. Le laboratoire recherche les zones de contact entre espace, matière, perception, image, son et dynamiques complexes.

La question précède l’objet, l’expérience éclaire le modèle et la documentation garde trace des écarts, des incertitudes et des limites.

RIGUEUR

Une culture de la précision et de la vérification.

L’expérience de l’architecture et de l’expertise conduit à distinguer ce qui est observé, supposé, modélisé, expérimenté et démontré. Les hypothèses sont formulées, les conditions décrites, les variantes comparées et les limites explicitées.

Le laboratoire est en cours de constitution et accueille des collaborations scientifiques, artistiques et techniques, dans le respect des responsabilités propres à chaque partenaire.

ARCHITECTURE ÉVOLUTIVE

Une matrice, trois opérations interdépendantes.

Chaque étude peut traverser plusieurs champs, mobiliser différents axes et combiner plusieurs explorations. Les résultats, y compris contradictoires, réorientent au besoin les correspondances, les protocoles et le questionnement initial.

01

CORRESPONDANCES

Reconnaître des résonances sans confondre analogie et preuve.

02

INTERACTIONS

Mettre les hypothèses à l’épreuve du matériau, de l’espace et du vécu.

03

PROCESSUS

Documenter, comparer, réviser et réengager la recherche.